mardi 30 octobre 2007

Chefeux frisés



Fête de l'Huma, le Bourget # 14.09.07

vendredi 12 octobre 2007

Parapluie d'été

Notre guide Thomas, Vallée des Tambermas (TOGO) # 21.08.07

mercredi 10 octobre 2007

Bob fait la tête de l'Huma

Fête de l'Huma, Le Bourget # 14.09.07

Dans l'arc-en-ciel

Claque musicale à la fois prévisible, attendue et pourtant surprenante... La sortie de In Rainbows a été annoncée il y a moins de 10 jours, quand personne ne l'attendait plus, et a d'autant plus fait couler d'encre que pour la première fois un album est vendu à prix libre !

Je viens de m'en injecter une première dose dans les oreilles, no comment, ça faisait longtemps que je n'avais pas ressenti ce petit truc entre l'échine et le tympan...

Ecoutez le, vraiment...

-> http://www.radiohead.com <-

samedi 6 octobre 2007

Dans le vague...

Dans un maquis à Gonsé, BURKINA FASO # 29.08.07

mercredi 3 octobre 2007

Quelques photos de Nanaye #1

Village de Nanaye, BURKINA FASO # 08.08.07

Village de Nanaye, BURKINA FASO # 28.07.07

Pendants nos petites tournées des cases au couché du soleil, nous retrouvions toujours les mêmes enfants pour nous suivre. Captivés par la l'appareil photo, leurs sourires s'effaçaient dès que l'objectif pointait vers eux, mais pour mieux laisser la place à de grands éclats de rire lorsque lorsqu'ils se voyaient piégés dans la petite boîte noire.

Souvent ils venaient observer ces étranges blancs que nous sommes là ou nous avions installé nos affaires, à savoir dans un logement d'instituteur. Les enfants n'osaient que très rarement entrer, préférant s'arrêter sur le pas de la porte.

mercredi 19 septembre 2007

De retour

Non non je ne suis pas mort, et tout s'est passé à merveille au Burkina et au Togo... Depuis mon retour il y a maintenant 3 semaines, je n'ai pas trouvé le temps et encore moins le moyen d'exprimer tout ce que j'ai pu voir pendant ces six semaines subsahariennes. Le retour a été assez brutal comme prévu, avec un départ pour Lille et sa braderie dès le lendemain de mon atterissage à Paris. Depuis j'ai gouté à la vie parisienne : son métro, sa vie active, ses pingouins en costume trois pièces dont je fais maintenant partie (au jean près, un peu plus djeun's, un peu plus cool quoi), ses pintes à 5€ (et encore en happy hour) et bien sûr un retour à des nuits relativement courtes...

En fait, tout s'enchaîne tellement vite que je me demande si je vais trouver le temps de faire un peu un bilan de tout ça. J'ai bien envie de reprendre toutes les petites notes que j'ai pu prendre à droite à gauche entre deux taxis-brousses sur des feuilles pleines de terre. Forcément un tel voyage dans un environnement on ne peut plus différent du notre permet de prendre un certain recule par rapport à ce que nous vivons dans nos pays "développés". Là-bas j'ai eu l'impression que chaque lieu visité, chaque personne rencontrée et évenement vécu apportait son lot de questions dont la recherche de réponses ne faisait qu'apporter d'autres interrogations sous-jacentes. Au milieu de toutes ces différentes cultures, rapports aux hommes, j'ai quand même eu l'impression de prendre conscience de choses nouvelles. Il faudrait que je trouve le temps de mettre tout ça à plat, sur ce blog ou non (rien de moins sûr), pour l'instant j'ai plus envie de m'aérer pendant les quelques heures hors métro/boulot plutôt que de me recoller derrière un écran, mais il ne faudrait pas trop que je traine. Je n'ai pas non plus très envie de laisser le quotidien me reprendre tout ces points d'interrogation.

En attendant que les choses se tassent, cet espace va sans doute un peu se transformer en photo blog. Ca me prendra moins de temps pour ne pas forcément raconter moins...

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samedi 14 juillet 2007

J-1

Ca y est, le départ est imminent et encore une fois je ne l'ai pas vu arriver. J'espère que mes trois étapes (Paris, Madrid, Casablanca) me permettront un atterrissage en douceur mais je n'y crois pas. Je ne me rend sans doute pas compte de ce qui m'attend si ce n'est un autre monde, mais je n'ai qu'une envie c'est d'y être. Je viens de me rendre compte que j'ai beau avoir présenté (merci Wikipedia) le Burkina Faso sommairement, je n'ai toujours pas dis ce que j'allais y faire.

Je pars en fait avec l'association ''Les Amis de Gonsé qui s'occupe principalement de la scolarisation des Burkinabè, cela passe donc par du parrainage d'enfants, envoie de fournitures scolaires, et la construction des locaux nécessaires. Dans notre cas (puisque je pars avec une équipe de 6 personnes), nous devrions finir la construction d'une école (travail de peinture et finitions) dans le village de Nanaye et même assister à son inauguration si tout va bien.

Après un mois au Burkina, je rejoindrai ensuite pour deux semaines Marco qui lui est au Togo depuis le mois de Mai. A priori notre but sera de visiter le Nord du Togo et le Sud du Burkina en suivant plus ou moins l'axe Lomé-Ouagadougou, en deux semaines c'est un peu cours donc nous verrons.

Je ne sais pas du tout si j'aurai beaucoup l'occasion de laisser quelques nouvelles sur ce blog. Je ferai au mieux, mais ce ne sera que lorsque je serai dans une grande ville avec cyber-café. On verra. Bon, je dois filer pour finir de préparer mon sac à dos, départ demain matin pour l'aéroport de Paris-Beauvais. A bientôt !

vendredi 13 juillet 2007

Indice de développement humain

Pour un des derniers posts depuis la France je me suis juste replongé rapidement dans une notion que nous avons (il parait) abordé en géographie au lycée : l'IDH. L'Indice de Développement Humain est en fait un indice statistique composite créé par l'ONU en 1990, qui permet de classer les pays du monde au regard de leur développement qualitatif et non uniquement économiquement quantitatif comme le fait le PIB (Produit Intérieur Brut). Si j'ai voulu approfondir un peu cet indice c'est parce-que j'ai été surpris de constater que le Burkina était classé 174ème sur 177 en 2006 ! (selon le Rapport du Développement Humain de l'ONU)

Le concept du développement humain est en fait plus large que ce qu'en décrit l'IDH qui n'en est qu'un indicateur, mais celui-ci tient compte de 3 composantes qui permettent quand même d'en avoir une idée générale. C'est un indice composite, sans unité, compris entre 0 (exécrable) et 1 (excellent), calculé par la moyenne de trois indices (composites eux aussi) quantifiant respectivement :

- la santé (mesurée par l'espérance de vie à la naissance), qui permet de mesurer indirectement la satisfaction des besoins matériels essentiels tels que l'accès à une alimentation saine, à l'eau, au logement, à une bonne hygiène et aux soins médicaux.

- le niveau d'éducation (mesuré par le taux d'alphabétisation des plus de 15 ans), qui traduit la satisfaction des besoins immatériels tels que la capacité de participer aux prises de décision sur le lieu de travail ou dans la société.

- le niveau de vie (le PIB réel par habitant en parité de pouvoir d'achat), afin d'englober les éléments de la qualité de vie qui ne sont pas décrits par les deux premiers indices tels que la mobilité ou l'accès à la culture.

Comme on le voir sur ce graphe, les pays d'Afrique sub-saharienne ont un développement humain bien inférieur (rien de nouveau jusque là), mais je trouve surprenant que celui-ci stagne. Même si ce n'est pas tout à fait le cas pour le Burkina, la majorité des pays de cette région du monde - comme le Togo - ne progressent pas ou peu depuis les 15 dernières années, contrairement à tous les autres pays du monde (exceptés ceux qui sont en guerre).

vendredi 6 juillet 2007

Quelle religion au Burkina ?

Etant donné que le Burkina est une ancienne colonie française, on pourrait penser qu'une grande partie de la population aurait été convertie au christianisme. Et pourtant non, puisqu'on estime à 12% seulement le nombre de Burkinabè chrétiens. Par contre 27% d'entre eux sont musulmans (toujours une estimation car à priori j'ai du mal à concevoir que les recensements/sondages soient très précis) et celà s'explique assez facilement.

Contrairement au christianisme qui ne s'est réellement répandu que lors de la colonisation Française à partir du XXème siècle, l'islamisation d'une partie de la population a commencé dès le XVIème siècle. Malgré la résistance de quelques puissantes ethnies comme les Mossi (petite piqure de rappel pour ceux qui ne suivent pas) cette religion n'a pas eu trop de peine à s'imposer. Elle ne bouleverse pas totalement certaines coutumes africaines comme la polygamie et elle est de plus enseignée par des Africains venus du Nord et non pas par des missionnaires blancs. L'Islam pratiqué au Burkina Faso est resté très souple face aux pratiques animistes.

Qu'est-ce que l'animisme ? Je vais simplement reprendre ce qui est écrit dans le Guide Olizane sur le Burkina Faso, et que je recommande à toute personne qui cherche à en savoir un peu plus sur la culture Burkinabè : ''L'animisme est une religion qui part du principe que la nature est régie par des âmes ou esprits, analogues à la volonté humaine : les pierres, le vent, les animaux. Autre qu'en Afrique, de nombreuses sociétés ont développé cette croyance : en Amérique du Sud, en Amérique du Nord, en Sibérie ou en Océanie. Toujours très pratiqué au Burkina Faso, les enfants en sont imprégnés très tôt à travers les légendes et les contes transmis par leur famille. En plus de restituer l'histoire des peuples, ces légendes servent également à expliquer des phénomènes particuliers et à dicter les comportement à adopter en toute circonstance.

Il consiste aussi à entrer en communication avec les ancêtres et les divinités, qui peuvent habiter n'importe quels éléments de la Nature. C'est ainsi qu'avant d'abattre un arbre ou d'exécuter tout acte portant atteinte à la Terre, il est nécessaire de faire un sacrifice ou des libations. Cette symbiose entre la Nature et les divinités est liée à la cosmogonie africaine, selon laquelle il existe un Dieu unique créateur de l'univers. Celui-ci s'est retiré loin des hommes, pour des raisons différents selon les ethnies. Des esprits sont ensuite venus habiter des lieux, des objets ou des animaux, servant d'intermédiaire entre Dieu et les Hommes. Ces "divinités" sont très susceptibles et dirigent le monde de façon parfois insolente, décidant, si elles ne sont pas bien disposées, des maladies, des sècheresses ou de la mort.''

Cela explique le fait que les animistes attachent une très grande importance aux offrandes et rites à exécuter pour calmer les divinités et obtenir leur faveur. La description d'un sacrifice est racontée sur le blog de Mariesg Becker sur lequel je suis tombé par hasard, images à l'appui... Ce culte, de nos jours toujours très répandu au Togo, Bénin et Burkina Faso, possède pour "prêtre" le féticheur que l'on appelle souvent à tort sorcier (on a légèrement tendance à nommer "sorcier" tout ce qui échappe à l'entendement occidental). Le féticheur est donc le gardien de toutes les valeurs traditionnelles. Il possède une connaissance secrète qu'il conserve et protège en vivant à l'écart de la société. Il a le pouvoir de communiquer avec les divinités ou les Ancêtres grâce à la force émanant des objets ou de lieux sacrés.

Je comprendrai sûrement mieux les choses une fois sur place, où je rejoindrai d'ailleurs Marco fin Août pour un petit périple au Togo. Il y est déjà et a déjà eu quelques expériences avec l'animisme, qu'il raconte d'ailleurs sur son blog (faîtes-y donc un tour il y a tout plein de choses très intéressantes !). Petit extrait qui m'a bien amusé :

Une grande partie de la population pratique cette religion, et l'on croise régulièrement dans le village des pierres entourées d'un pagne sous une petite paillote de 50 cm de haut et qui représente des idoles. Les seuls pour le moment à m'en avoir parlé sont des catholiques, qui, bien que catholiques, gardent en eux une crainte du vaudou et croient en les pouvoirs de cette religion. Je suis comme St Thomas, je le veux voir pour y croire ! Je vais donc essayer de rencontrer des personnes vaudous, ça devrait être faisable. A l'école, les vaudous ont déraciné un gigantesque baobab, lieu de résidence des sorciers et mauvais esprits. Cela parce que chaque année, des enfants mourraient. A la question (à un catholique) : et cela a-t-il changé depuis ? l'on me répond oui, oui, maintenant il n'y a plus de problèmes. Un autre catholique m'a assuré que si un scorpion piquait un caméléon, le tonnerre se déclenchait immédiatement. Enfin, le plus drôle : un arbre git par terre quelque part dans le village : si l'on reste assis dessus pendant 20 minutes, de la sauce pimentée tombera du ciel sur ta tête et te brulera. J'essaierai mais avec un bol de riz.

(...)

Le côté spirituel est toujours très présent. J'ai assisté samedi à la cérémonie de remise de diplôme de Sélom (une école de théologie américaine) et après avoir raconté un de mes rêves, tout le monde est persuadé que je suis ensorcelé et que je dois aller voir un pasteur... Ca attendra !!!

Et pour finir de manière un peu plus global avec l'expansion des religions dans le monde, jetez un coup d'oeil sur cette carte animée qui nous fait en 90 secondes un résumé de 7000 ans d'histoire ! Cela permet de comprendre pourquoi les catholiques sont plus nombreux que les musulmans au Togo, contrairement au Burkina.

Referencement Olivier Duffez Ce site est listé dans la catégorie Pays : Hongrie
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